La commémoration de l’abolition de l’esclavage à Saint-Denis
La date du 23 mai est reconnue comme celle de «la commémoration du passé douloureux des aïeux qui ne doit pas être oublié», conformément aux souhaits de nombreuses associations ultramarines. Désormais, cette journée est dédiée au souvenir des victimes de l’esclavage colonial.
Dès 2004, la Ville de Saint-Denis a organisé, en partenariat avec l’association « Comité Marche du 23 mai 1998 », une cérémonie républicaine pour conforter cette revendication d’une commémoration distincte de l’abolition de l’esclavage. En effet, si l’abolition est certes un moment important, il ne rachète pas l’horreur de la traite.
Cette journée du 23 mai signifie que la République a enfin décidé de reconnaître et de marquer son respect à l’égard d’une identité, celle des descendants d’esclaves qui vivent ou ont vécu en Guadeloupe, Martinique, Guyane ou à la Réunion. Avec cet acte symbolique fort, chaque descendant d’esclave doit se sentir un peu plus chez lui dans la République.
Cette question traversant la société française tout entière, une grande manifestation a lieu depuis 2008 à Saint-Denis dans ce cadre. L’esclavage nous intime la tâche de repenser notre passé à sa lumière et appelle une rétribution symbolique par le travail de mémoire.
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