La cité européenne du cinéma : le projet Besson
C’est en bord de Seine, à deux pas de la tour Pleyel à Saint-Denis, sur le site d’une ancienne centrale EDF, que va s’implanter la cité européenne du cinéma du réalisateur Luc Besson.
C’est bien sur le site de l’ancienne centrale thermique, dans le
quartier Pleyel à Saint-Denis, que va s’implanter la Cité européenne du
cinéma de Luc Besson.
Ce projet ambitieux, qui s’étend sur 6,5
hectares, vise à regrouper toutes les compétences de la chaîne de
production cinématographique pour permettre de réaliser un film de A à
Z, sans sortir du site.
Cet ensemble offrira notamment 9 plateaux de tournages de 600 à 2000 m2 répartis sur 13 000 m2, des ateliers pour les décors, le stockage du matériel, des boutiques et des restaurants.

À terme, 30 000 m² de bureaux sont également prévus
• La
moitié sera louée par Europacorp. La société de Luc Besson y installera
son siège social sur 4 000 m². Le reste de la superficie sera découpé
en bureaux à louer pour répondre aux besoins des sociétés présentes le
temps d’un tournage.
• Les 15 000 m² restant sont quant à eux réservés aux sociétés de production qui choisiront de s’implanter sur le site.
• L'école Louis Lumière spécialisée dans le cinéma, la production image et son, s'installera elle aussi sur le site.

Transformer une centrale EDF désaffectée en cité du cinéma
Situé
entre la tour Pleyel et la Seine, à quelques minutes de Paris et de
Roissy, un vaste espace est aujourd’hui occupé par des transformateurs
EDF et par les bâtiments des deux centrales de production d’électricité
désaffectées. Elles constituent un patrimoine industriel précieux mais
difficile à reconvertir du fait de leur caractère monumental.
La
plus grande de ces centrales est au centre du projet. Ce bâtiment de
220 m de long, Luc Besson le connaît bien puisqu’il y a tourné des
scènes de Nikita et de Léon.
Pour l’aménager, Europacorp a choisi
l'architecte Philippe ROBERT de l'agence REICHEN et ROBERT. Le projet
est actuellement suivi par l’architecte Clément Doati. La maîtrise
d'œuvre d'exécution à quant à elle été confiée à SCO.
Son
projet architectural vise à conserver le patrimoine industriel Art Déco
en réhabilitant la centrale thermique de 1933 et en construisant de
nouveaux bâtiments dans la logique du plan d’origine.
Certaines
salles comme la salle des machines (nef), la salle des pompes et leurs
annexes seront intégralement reconverties et transformées en halls et
restaurant.
Les couleurs initiales du bâtiment, dans les teintes
rose/orangé, seront conservées. Les façades anciennes seront ravalées
et recevront de nouveaux vitrages conçus selon le découpage d’origine.
Entré en phase chantier en février 2009, le projet sera livré en mars 2012.
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Un projet d’envergure
Avec
la Cité du cinéma, l’objectif de Luc BESSON est de doter la France d’un
équipement majeur sur le modèle des studios Pinewood en Grande-Bretagne.
Elle
permettrait de dynamiser le secteur du cinéma pour continuer à produire
un nombre élevé de films et attirer sur le sol français des productions
étrangères plus habituées à ce genre d’outil.
Le projet amènerait
également un équipement de haute valeur technique et favoriserait le
partenariat entre les entreprises présentes sur un même site de
production.
Il pourrait enfin créer une forte émulation au sein du
cinéma français, tant sur un plan artistique que sur un plan
technologique permettant de promouvoir la qualité des industries
techniques du secteur et de favoriser leur développement.
Des retombées locales
Ayant
joué un rôle majeur dans la désignation du secteur Pleyel comme cluster
de la création, le projet aura de multiples retombées locales. Outre
l'impact en termes de valorisation du territoire et de dynamique pour
le quartier Pleyel, ce projet aura également des retombées économiques
puisque environ 30 % du budget d’un film sont dépensées localement.
Des
négociations sont également en cours pour favoriser le recrutement
local de professionnels du cinéma et d'emplois de service.
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