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Saint-Denis
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Territoire

Carrefour commercial depuis le Moyen Âge et pôle industriel depuis le XIXe siècle, Saint-Denis a toujours accueilli des populations venues de toutes les régions et de tous les pays. Ce brassage culturel et social constitue un élément important de son identité. Pour elle, la mondialisation des échanges se conjugue avec la coopération entre les peuples et la construction d'un autre monde où s'expriment les valeurs de solidarité, de respect et de paix.

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Algérie – Larbaâ Nath Irathen

Présentation de la ville

Larbaâ Nath Irathen est une ville du nord de l’Algérie dans la Wilaya (division administrative) de Tizi-Ouzou, en grande Kabylie et compte près de 30 000 habitants. Son nom vient de Larbaâ, qui signifie « quatre », en référence au quatrième jour de la semaine, le mercredi (jour du marché), et de n At Iraten, « des gens d'Irathen », une grande tribu locale, mentionnée par l'historien arabe Ibn Khaldoun. Irathen (en tifinagh) signifie également « les lions » (le lion izem ou ayrd, ce dernier donnant le pluriel ayraden).

Présentation de la coopération

Saint-Denis entretient un lien particulier avec l’Algérie et particulièrement avec la Kabylie, région dont une part importante de la population est issue. Avec la signature d’un accord de coopération en 1998, la ville a engagé des liens de coopération et d’amitié avec la ville de Larbaâ-Nath-Irathen en grande Kabylie.
Les projets de coopération menés ont pour axes principaux le travail de mémoire, la formation des élus et des cadres territoriaux et le développement économique. En effet, la région souffre tout particulièrement du chômage.

Historique de la coopération

> 1999 : Lancement d’un projet de développement économique avec Larbaâ. Constitution d’un club d’entrepreneurs à Tizi-Ouzou et à Larbaâ, lancement de chantiers tests pour encourager l’investissement en Algérie et création d’un guide des entrepreneurs afin d’encourager et aider les investisseurs dans leurs démarches.

> 2006 : Relations entre l’entreprise Dubrac et la Chemiserie du Centre de Larbaa lancées lors de la présentation du guide des entrepreneurs. Organisation d’un séjour jeunesse avec l’antenne Allende : projet sur la mémoire du quartier et notamment sur l’histoire de l’immigration maghrébine. Accueil d’artisans pour le marché de Noël de Saint-Denis (un bijoutier et une brodeuse).

> 2009 : Mission de la ville de Saint-Denis à Larbaâ. Signature d’un nouvel accord de coopération visant la préservation du patrimoine, le soutien au développement local, durable et solidaire, la formation des cadres territoriaux et l’organisation de chantiers de solidarité de jeunes. Participation de jeunes de Larbaâ aux côtés de jeunes dionysiens à un chantier de bénévoles mené sur l’Île de Ré en partenariat avec l'Union Rempart. Participation d’artisans de la ville de Larbaâ au marché de Noël de Saint-Denis (un bijoutier et un tapissier).

> 2010 : Édition décentralisée du festival « Panorama des cinémas du Maghreb » de Saint-Denis à Larbaâ en partenariat avec le cinéma l’Écran de Saint-Denis et l’association « Arts Monde ». Participation de Saint-Denis à la « Fête des Cerises » de Larbaâ et soutien à l’organisation d’un séminaire dans le cadre d’un projet-pilote pour « la réhabilitation de la culture et de l’économie du cerisier » à Larbaâ, proposé par l’association « ID Méditerranée ».

Acteurs participant à la mise en œuvre
• Association « ID Méditerranée » à Marseille
• Association « Arts Monde » à Saint-Denis

Allemagne – Gera

Présentation de la ville

À l’instar de Saint-Denis, Gera est au XIXe siècle un centre industriel important. C’est dans cette ville que la première machine à vapeur a été installée en 1833. Le tramway, qui y circule depuis 1892, est aujourd’hui l'un des plus vieux d'Allemagne.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville de Gera connu de nombreuses destructions. Devenue la capitale d'un Bezirk (département) de la République démocratique allemande en 1952, Gera a connu une époque de fort développement grâce aux mines d'uranium exploitées à Ronneburg pour alimenter le programme atomique de l'Union soviétique. De nombreux quartiers ont été créés à cette époque, tels que Lusan et Bieblach-Ost (Bieblach-Est). C’est en 1990 avec la chute de l’Union soviétique et celle du mur de Berlin que le Land de Thuringe est refondé, le Bezirk et la ville de Gera y étant intégrés. La population de Gera s'élève à 99 260 habitants (2010).

Présentation de la coopération

Conclu en 1959, ce jumelage fut le premier entre une ville d’Allemagne de l’Est et une ville française. Cette coopération porte sur des échanges scolaires mais également sur un projet de transformation de friches industrielles en espace vert.

Historique de la coopération

> 2004 : Échanges scolaires (collèges Fabien et De Geyter), sur la thématique de l’environnement.

> 2005 : 2e échange scolaire avec le collège Fabien. Participation de quatre jeunes de l’école d’Arts plastiques à un stage de peinture et de dessin à Gera.

> 2006 : Délégation de Gera reçue à Saint Denis qui apporte son soutien à la réalisation d’un square « Saint-Denis » dans le cadre du projet de transformation de friches industrielles en espace vert. Participation de trois jeunes dionysiens à un stage de photo à Gera.

> 2007 : Échange scolaire entre le collège Fabien et le Staatliches Gymnasium de Gera, autour du projet pédagogique « L’homme et son environnement ».

Acteurs participant à la mise en œuvre
• Collèges de Saint-Denis
• Antennes Jeunesse de Saint-Denis

Bosnie-Herzégovine – Tuzla

Présentation de la ville

La guerre qui a déchiré la Bosnie de 1992 à 1995, survenue à la suite de l'explosion de l'ancienne République fédérative socialiste de Yougoslavie enclenchée en 1990, a laissé Tuzla violemment meurtrie. Le 25 mai 1995, un tir d'obus des forces serbes avait provoqué la mort de 71 personnes et blessé près de 150 autres victimes. Aujourd'hui, la situation politique reste complexe mais la Bosnie, riche en ressources naturelles, connaît un développement économique relativement rapide.
Tuzla est la troisième ville de Bosnie-Herzégovine après Sarajevo et Banja Luka, c’est également le centre administratif du canton qui porte le même nom. Elle est entourée au nord-est par la montagne Majevica et au sud-est par les montagnes Ozren, Konjuh et Javomik.
Le nom « Tuzla » vient du Turc et signifie « sel », à cause des immenses dépôts de sel trouvés sous terre. En effet, deux importants lacs salés, réserves naturelles à la biodiversité unique, font partie du patrimoine de la ville. L'agglomération de Tuzla compte près de 170 000 habitants.

Présentation de la coopération

Tuzla est, à l’image de Saint-Denis, une ville riche de nationalités et multi-confessionnelle. Malgré le conflit yougoslave, Tuzla a toujours affirmé ses valeurs de tolérance, de paix et de solidarité.
Malgré un renforcement des nationalismes dans tout le pays, la particularité de Tuzla est d’être une des rares villes dirigées par un maire non-nationaliste. C’est pour cela que Saint-Denis a tenu à engager des actions de coopérations avec cette ville dès les années 90. Les enfants et les jeunes, témoins du conflits et acteurs essentiels dans la construction de la paix, ont été placés au cœur des projets. La coopération s’exprime également à travers la participation de Tuzla aux conférences des Droits de l’homme dans la ville et au réseau de la Charte des Droits de l’Homme.

Historique de la coopération

> 1995 : Projet Solidarité Bosnie (Enseignement).

> 1996 et 1997 : Délégation de Saint-Denis reçue à Tuzla. Accueil de jeunes bosniaques de Tuzla au centre de vacances de la ville de Saint-Denis à Fondettes.

> 1998 : Signature du protocole d’accord entre la ville de Saint-Denis et la ville de Tuzla. Projet « banlieues du monde de Saint-Denis 98 » : séjour d’une délégation dionysienne à Tuzla et accueil d’une délégation pendant la coupe du monde de football. Accueil de 5 enfants de Tuzla et de leur accompagnatrice en centre de vacances.

> 1999 : Accueil d'enfants de Tuzla en centre de vacances.

> 2000 : Départ d'une délégation de jeunes dionysiens à Tuzla.

> 2001 : Accueil du Maire de Tuzla et d'une délégation de l'Association des Femmes de Tuzla. Signature d’un programme de coopération pour la période 2002/2003 (préparation de la 3e Conférence des villes pour les Droits de l’Homme de Venise et échanges jeunes).

> 2002 : Délégations dionysiennes à Tuzla, notamment un groupe de jeunes.

> 2003 : Participation d’une délégation aux Championnats du monde d’athlétisme.

> 2005 : Avec l'ouverture d’un nouveau centre culturel français à Tuzla, de nouvelles opportunités de partenariat s'ouvrent dans le domaine culturel.

> 2008 : Journée Internationale des Femmes du 8 mars : échange de messages entre femmes de Tuzla et de Saint-Denis via le site Internet de la ville, en collaboration avec le Centre culturel français de Tuzla. Participation de Saint-Denis à la table-ronde de la coopération décentralisée franco-bosnienne sur le tourisme organisée à Tuzla par l’Ambassade de France en Bosnie-Herzégovine. Accueil d’artisans de Tuzla au Marché de Noël de Saint-Denis.

> 2009 : Signature d’un accord de coopération élargi entre la ville de Saint-Denis et la ville de Tuzla. Participation d’artistes dionysiens au premier Festival international d’art contemporain de jeunes artistes« Kaleidoskop » de Tuzla. Participation d’artistes de Tuzla à la 10e édition du Festival hip-hop de Saint-Denis. Participation de la ville de Saint-Denis à la 5e table ronde de la coopération décentralisée franco-bosnienne sur la politique jeunesse dans la ville organisée à Banja Luka par l’Ambassade de France en Bosnie-Herzégovine.

> 2010 : Organisation de la 7e conférence de la Charte européenne des droits de l’Homme dans la ville de Tuzla, avec le soutien de Saint-Denis.

Partenaires et acteurs de la coopération
Nos actions de coopération font actuellement l’objet d’un soutien important de l'Ambassade de France en Bosnie (Service de Coopération artistique et culturelle et Centre culturel). Collèges de Saint-Denis, Antennes Jeunesse de Saint-Denis.

Écosse – North Lanarkshire

Présentation de la communauté d'agglomération

Le North Lanarkshire est une communauté d’agglomération rassemblant 325 000 habitants au sud de Glasgow. Ancienne région minière, le North Lanarkshire se bat avec succès pour rendre son dynamisme à la région. Il conduit une politique extrêmement active auprès des jeunes et pour l’insertion des plus défavorisés. Le North Lanarkshire mène, tout comme Saint-Denis, une réflexion autour de la démocratie participative. Les deux villes favorisent les échanges de jeunes, notamment lors des grands évènements sportifs.

Présentation de la coopération

L’expérience de la Maison de quartier de Glenboig, qui est une référence dans le North Lanarkshire en matière de bénévolat, est apparue comme pouvant être très profitable à la Maison de quartier de la Plaine. La direction des Relations internationales a donc souhaité encourager les échanges de savoir-faire et un partenariat entre les deux structures.

Historique de la coopération

> 1963 : Signature d’un accord de coopération avec la commune de Coatbridge qui deviendra l’une des composantes du North Lanarkshire Council (communauté d’agglomération regroupant 36 communes et 320 000 habitants).

> 2000 : Accord de jumelage-coopération entre la ville de Saint-Denis et le district du North Lanarkshire.

> 2003 : 40e anniversaire du jumelage. Échanges entre jeunes musiciens pour l'occasion, en partenariat avec une association d’étudiants de l’Université Paris 8, Divercités et tenue d'une semaine de formation dans le North Lanarkshire sur les techniques de management des projets musicaux avec des professionnels de la musique. Délégation de la Ville de Saint-Denis dans le North Lanarkshire et lancement d'un projet avec le quartier de La Plaine sur le thème « la mémoire ouvrière, racines et identité » impliquant des collégiens et des habitants plus âgés porteurs de cette mémoire.

> 2004 : Participation à la Conférence de Nuremberg sur la Charte des Droits de l’Homme dans la ville dans le cadre de l’atelier sur le droit à la santé coordonné par la ville de Saint-Denis. Délégation de jeunes dionysiens dans le North Lanarkshire.

> 2005 : Délégation de la Ville de Saint-Denis dans le North Lanarkshire à l’occasion des Championnats du Monde d’Aviron.

> 2007 : Participation au programme de la Coupe du Monde de Rugby. Organisation d’un échange de jeunes dans le cadre de l'opération « Jeunes et étudiants sans frontières ». Lancement des échanges entre habitants et Maisons de quartier de La Plaine et de Glenboig. Participation de trois représentantes de la Maison de quartier de Glenboig à la Conférence « Citoyennes du monde » dans le cadre de la journée internationale de la femme (8 mars) organisée à Saint-Denis.

> 2008  : Accueil d’un groupe d’habitants de la ville de Glenboig, échanges autour du thème de la mémoire et du passé industriel commun aux deux villes.

Acteurs participant à la mise en œuvre
Association Jeunes Espoir de Paix
Association Mémoire Vivante de La Plaine.

Israël – Nazareth

Présentation de la ville

Site historique et culturel, Nazareth, berceau du christianisme, abrite certains lieux saints parmi les plus importants du monde. Dans la tradition chrétienne, c'est en effet à Nazareth que l'archange Gabriel vint annoncer à Marie qu'elle allait enfanté Jésus.
Nazareth est la première ville arabe d’Israël avec plus de 66 000 habitants et vit donc une situation politique et sociale particulière. Alors que les médias du monde entier relaient quotidiennement les évolutions du conflit israélo‑palestinien, Israël est un pays mal connu composé de 20 % d’arabes israéliens vivant principalement dans le nord du pays, en Galilée. Nazareth abrite de nombreuses communautés religieuses, catholiques, musulmanes et orthodoxes, vivant dans une paix relative malgré un climat politique tendu. C’est cette culture de paix qui fondent la coopération décentralisée avec Nazareth.

Présentation de la coopération

Parallèlement à la signature de l’accord de coopération avec le camp de Rafah (Palestine), la ville de Saint-Denis s’est également engagée avec la ville de Nazareth (Israël), marquant ainsi la volonté de la ville de s’inscrire dans une culture de la paix.
La municipalité de Nazareth souffre de difficultés financières au même titre que l'ensemble des collectivités locales israéliennes. Les financements manquent cruellement et la réalisation de projets dépend souvent du secteur privé et de la générosité de donateurs. Dans ce contexte, les grands axes de la coopération entre Nazareth et Saint-Denis ont donc été définis comme étant la poursuite de la coopération hospitalière entre l’hôpital français de Nazareth et l’hôpital de Saint-Denis enclenchée depuis le début des années 2000, la promotion du tourisme solidaire à Nazareth, le développement des échanges culturels entre Saint-Denis et Nazareth, la promotion de l'artisanat et de la culture palestinienne à Saint-Denis et les échanges scolaires entre collèges des deux villes.

Historique de la coopération

> 2004 : Rencontre avec le maire de Nazareth et le Président de l’association des maires arabes d’Israël.

> 2005 : Signature de l’accord de coopération. Accueil d’une étudiante venue poursuivre ses études à l’Université Paris 8. Accueil de commerçants de Nazareth pour le Marché de Noël. Une filière de commerce solidaire s’est développée suite à la présence du potiers, ses produits étant vendus dans la boutique de l’association Territoires, L'Altermonde.

> 2006 : Accueil à Saint-Denis de la directrice de l’association Al Tufula, Nabila Espanioly, pour la Journée internationale des Femmes. Délégation dionysienne à Nazareth. Accompagnement de deux agents hospitaliers de l’hôpital de Nazareth en stage à l’hôpital de Saint-Denis. Accueil de commerçants de Nazareth pour le Marché de Noël.

> 2007 : Accueil d’agents hospitaliers de Nazareth dans le cadre de la coopération hospitalière entre l’hôpital de Saint-Denis et l’hôpital français de Nazareth.

> 2008 : Participation d’artistes dionysiens à la première édition du « Festival International de Théâtre pour Enfants » de Nazareth.

Acteurs participant à la mise en œuvre
Collectif Paix Palestine Israël, Association Territoires, Association Al Tufula, Université Paris 8, Centre Culturel Français de Nazareth.

Italie – Sesto San Giovanni

Située dans la banlieue de Milan, Sesto San Giovanni possède de nombreux points communs avec Saint-Denis en matière d’urbanisme et d’habitat social. Des projets d’échanges scolaires sont régulièrement organisés mettant en parallèle le passé industriel des deux villes.

Historique de la coopération

> 1961 : Signature d’un accord de jumelage.

> 2001 : À l’occasion du quarantième anniversaire du jumelage, signature d'un nouvel accord de jumelage et de coopération entre les deux villes.

> 2002 : Échange entre des collégiens de Sesto San Giovanni et des élèves du collège Pierre De Geyter.

> 2004 : Invitation des maires européens des villes jumelés lors des cérémonies du 60e anniversaire de la Libération de la ville de Saint-Denis, célébré les 3 et 4 septembre, symbole fort de la construction d’une Europe pacifiée.

> 2007 : Participation au programme de la Coupe du Monde de Rugby. Organisation d’un échange de jeunes dans le cadre de l'opération « Jeunes et étudiants sans frontières ».

> 2008 : Échange scolaire entre le collège Jean Lurçat et le collège Forlanini de Sesto San Giovanni, autour du patrimoine industriel et culturel des deux villes.

Acteurs participant à la mise en œuvre
• Collèges de Saint-Denis
• Clubs sportifs de Saint-Denis
• Antennes jeunesse de Saint-Denis

Mali – Communes rurales de Djélébou, Karokoro et Sahel

Présentation de la région et des communes

La région de Kayes est la première région administrative du Mali. Située à l’Ouest du pays, elle compte environ 1,245 millions d’habitants de différentes ethnies : Soninkés, Khassonkés, Malinkés, Maures et Peuls. Cette région est subdivisée en 8 cercles (deuxième division administrative au Mali) et c’est dans le cercle de Kayes que se situent les trois communes de Sahel, Djélébou et Karakoro. Le territoire qu'elles couvrent est également connu sous le nom de « Gidimaxa ». La commune de Djélébou (17 000 habitants) regroupe 11 villages dont Aourou (chef-lieu). Karakoro (11 000 habitants) compte 7 villages dont le chef-lieu, Téchiby. Et Sahel, qui a pour chef-lieu Bafarara, regroupe 8 000 habitants répartis dans 6 villages. Sur ces 24 villages, 21 sont soninkés et 3 sont peuls.
La région de Kayes connaît de graves problèmes d’enclavement avec une quasi-absence de réseau routier. L’essentiel du trafic régional est assuré par la voie ferrée Bamako-Dakar. Les premiers villages des 3 communes sont à au moins trois heures de Kayes par piste, praticable uniquement en saison sèche : l’isolement des populations de ces territoires est donc total en saison des pluies. Cet enclavement explique en partie que la région de Kayes soit l’une des plus pauvres du Mali. Située majoritairement en pleine zone sahélienne, elle est par ailleurs soumise à une pluviométrie variable dont est tributaire l’essentiel de la production agricole.
L’enclavement ajouté à la pauvreté des ressources naturelles est à l’origine d’une très forte émigration. Celle-ci est d’autant plus importante que l’expatriation fait partie du rite initiatique des Soninkés, ethnie très largement majoritaire sur cette terre. À l’heure actuelle, 80 % des Maliens qui émigrent sont originaires de la région de Kayes. Les apports financiers des émigrés constituent par conséquent l’autre ressource majeure de la région.

Historique de la coopération

Les bases de la coopération entre Saint-Denis et Djélébou, Karokoro et Sahel ont été posées en 1996, lorsque la Ville a apporté son soutien à l’association Gidimaxa Jikké qui était à la recherche d’un partenaire pour mener des projets dans l’ex‑arrondissement d’Aourou.
Saint-Denis étant l’une des villes d’accueil des migrants maliens installés dans la région parisienne, elle accompagne des associations de migrants maliens pour la réalisation de projets de co‑développement avec les régions dont ils sont originaires.

Aujourd’hui, Saint-Denis est signataire d’un accord de coopération avec les 3 communes de Djélébou, Karokoro et Sahel, qui porte notamment sur la santé et le développement rural. L'association Gidimaxa Jikké, moteur de cette coopération pour faire remonter la parole des habitants et pour réaliser les actions de développement, se nomment désormais l’association de migrants Gidimaxa Jikké France, et s’est dotée d’une association de développement local, Gidimaxa Jikké Mali, pour mettre en œuvre les projets.
 

Historique de la coopération

> 1996 : Signature d’un protocole d’accord liant la ville de Saint-Denis à Gidimaxa Jikké, association de migrants maliens en France et association inter-villageoise de l’ex-arrondissement d’Aourou au Mali (regroupant les trois communes de Djélébou, Karokoro et Sahel).

> 1998 : Signature d’une convention entre la ville de Saint-Denis et le secrétariat d’Etat à la coopération concernant le projet d’approvisionnement en médicaments essentiels et génériques des centres de santé de l’ex-arrondissement d’Aourou. Le projet s'est achevé en 2001.

> 2003 : Signature d’une convention de coopération entre la ville de Saint-Denis, la communauté de communes de Saint-Astier et les communes de Djélébou, Karakoro et Sahel.

> 2004 : Volet sanitaire
- Réalisation d’un audit sur le projet sanitaire par l’Université Paris 8
- Désignation d’une référente santé au sein de la direction de la santé de la ville de Saint-Denis dédiée au suivi du projet sanitaire
- Réalisation d’une mission conjointe avec la direction de la santé pour poser les bases d’un nouveau montage partenarial
Volet rural : Forage d’un puit, création d’une adduction d'eau.

> 2005 : Volet sanitaire
- Financement d’un véhicule pour la poursuite de l’acheminement des médicaments dans les pharmacies des centres de santé
- Lancement d’un projet d’autonomisation des centres de santé par le renforcement de leur gestion
- Embauche d’un médecin coordinateur chargé de la supervision du circuit d’approvisionnement et de la mise en place de formation. Une première formation auprès des gestionnaires des pharmacies est organisée.
Volet rural : Forage d’un puit.

> 2006 -  2007 : Poursuite et fin du projet d’autonomisation des centres de santé. Poursuite et fin du projet de développement rural.

> 2008 : Participation aux 2es Assises de la coopération décentralisée franco-malienne à Bamako au Mali et rencontre avec les représentants des communes partenaires maliennes et de l’association Gidimaxa Jikké Mali. Soutien au projet de Centre de documentation et de formation à Sérénaty dans la commune rurale de Djélébou proposé par l’association dionysienne Méréguémou : réalisation d’un équipement communautaire de documentation et de formation pour permettre aux jeunes scolarisés ou déscolarisés en milieu rural de bénéficier d’une meilleure insertion scolaire et professionnelle.

> 2009-2010 : Évaluation par l’AMSCID (Association Malienne de Solidarité et de Coopération Internationale pour le Développement) du projet sanitaire d’autonomisation des centres de santé par une expertise de terrain afin de décider de la poursuite du projet et de définir de nouvelles orientations.

Partenaires et acteurs de la coopération
• Ville de Montrem pour le projet de développement rural
• GRDR (Groupe de Recherche et de Réalisations pour le Développement Rural)
• Fondation d’entreprise ADOMA (gestionnaire de foyers de migrants)
• AMSCID (Association Malienne de Solidarité et de Coopération Internationale pour le Développement)
• Association Gidimaxa Jikké France et Mali
• Association des Jeunes de Sérénaty - Méréguémou
• Association Ensemble, Vivre, Travailler et Coopérer

 

Maroc – Tiznit

Présentation de la ville

La fondation de la ville de Tiznit remonte à 1882 après l’expédition militaire du sultan Moulay Hassan I dans la région du Souss. Le besoin de créer cette cité fut dicté par la volonté de planter un poste militaire afin de contrôler l’arrière-pays et, par la même, de parer à toute pénétration européenne depuis l’Atlantique.
Carrefour commercial et culturel : centre artisanal, bijoux, cité phare de l’argent et du cuir.
L’importance de Tiznit se trouve aussi dans ses remparts qui s’avèrent être la dernière muraille militaire de type andalou-maghrébin au Maroc. C’est à ce titre qu’elle fut classée comme patrimoine national dès 1932.
Tiznit reste l’une des rares cités historiques pourvues d’une palmeraie « Targua » qui est pleinement intégrée dans l’espace urbain. La palmeraie de Tiznit s’étend sur près de 70 ha au nord-est de la médina. Les cultures biologiques et l’activité maraîchère occupent encore aujourd’hui plus de 500 familles citadines de Tiznit.

Historique de la coopération

> 2002 : Aménagement d’un bus en unité de Protection Maternelle et Infantile (PMI) mobile.

> 2003 : Signature d’un protocole d’intention de coopération en décembre. Réalisation d’un film sur le projet d’aménagement du bus-PMI. Visite de la délégation de Saint-Denis. Voyage des jeunes et du réseau dionysien.

> 2004 : 1er séminaire sur l’aménagement du centre-ville à Saint-Denis.

> 2005 : Signature d’un accord-cadre de coopération. 2e séminaire sur l’aménagement du centre-ville à Tiznit : deux techniciens du pôle maîtrise d’ouvrage centre-ville de Saint-Denis ont conduit un travail rigoureux de compréhension des problématiques de piétonisation du centre-ville de Tiznit. Participation de jeunes dionysiens à la Conférence euro-méditerranéenne pour le développement durable et la citoyenneté. Invitation d’un bijoutier de Tiznit au marché de Noël de Saint-Denis.

> 2006 : Participation du bijoutier de Tiznit au marché de Noël. Préparation du projet de réhabilitation de la palmeraie de « Targua ». Organisation d'un chantier-école avec l'association APIJ BAT (réhabilitation des remparts de Tiznit et formation sur l’éco-construction). Soutien à la création d’une filière de commerce solidaire entre l’association Franciade de Saint-Denis et la coopérative ASSAFA du bijoutier de Tiznit. Participation de la coopération décentralisée au « Panorama des Cinémas du Maroc » (vente d’artisanat de Tiznit, réalisation d’une performance par un plasticien de Tiznit et organisation d’un débat sur la coopération décentralisée). Soutien à un circuit de tourisme solidaire (de 3 jours) organisé à Tiznit par l’association Asays. Création artistique « couleurs, fragments nomades » par un peintre de Tiznit et un peintre français (M’Barek Bouchichi et Cascade).

> 2007 : Formation d’animatrices pour le bus-PMI. Participation à la 2nde édition du « Panorama des Cinémas du Maroc » (contes et spectacle animés par l’association Contes en Farandoles de Saint-Denis et l’Atelier Wimrz (association théâtrale) de Tiznit). Exposition à Saint-Denis de « couleurs, fragments nomades ». Soutien à l’association Asays pour l’organisation d’un 2nd circuit de tourisme solidaire (de 8 jours) à Tiznit.

> 2008 : 3e édition du « Panorama des Cinémas du Maghreb » (anciennement « Panorama des Cinémas du Maroc »), vente d’artisanat de Tiznit, sensibilisation au tourisme solidaire dans la région de Tiznit en partenariat avec l’association ASAYS et concert de musique berbère proposé par le groupe marocain MEJJA.

> 2009 : Participation d’une association théâtrale de Tiznit (l’Atelier Wimrz) à la programmation de la Journée internationale des femmes du 8 mars de Saint-Denis. Don de fauteuils du cinéma L’Écran à la ville de Tiznit dans le cadre d’un projet de « ciné-club de Tiznit ». Participation du bijoutier de Tiznit au marché de Noël de Saint-Denis.

> 2010 : Édition décentralisée du festival « Panorama des Cinémas du Maghreb » de Saint-Denis à Tiznit en partenariat avec le cinéma l’Écran de Saint-Denis et l’association « Indigènes Films ». Organisation d’un séjour de jeunes cinéphiles dionysiens à Tiznit à l’occasion du festival cinématographique de Tiznit, en partenariat avec l’association ASAYS.

Partenaires
• Association APIJ-BAT
• Association ASAYS
• Association Indigènes Films
• Association Franciade
• Association Les enfants du jeu

Territoires palestiniens – Camp de Rafah

Présentation de la ville

Rafah est une ville palestinienne sise dans le sud de la bande de Gaza, à la frontière égyptienne. La ville fut également connue sous le nom de Robihwa dans l'Égypte antique, Rafihu en Assyrie, Raphia par les Grecs et les Romains. C'est la ville la plus importante du sud de la bande de Gaza.

Présentation de la coopération

La ville de Saint-Denis entretient des liens avec le camp de Rafah depuis 2001. Parallèlement à la signature de l’accord de coopération avec le camp, la ville de Saint-Denis s’est également engagée avec la ville de Nazareth (Israël), marquant ainsi la volonté de la ville de s’inscrire dans une culture de la paix. La coopération avec Rafah s’est traduite notamment par l’accueil d’étudiants à l’Université de Saint-Denis. Des artisans de Rafah et de Nazareth ont participé au marché de Noël de Saint-Denis en 2005 et 2006.

Historique de la coopération

> 2006 : Signature de l’accord-cadre de coopération entre le comité populaire du camp de réfugiés de Rafah (Palestine) et la ville de Saint-Denis. Accueil de la délégation de Rafah. Accueil d’un étudiant pour l’année universitaire 2006 – 2007, en partenariat avec le Centre culturel français de Gaza. Marché de Noël à Saint-Denis : accueil d’un artisan, présentation de produits artisanaux, créés par des femmes du camp de Rafah, par le CPPI.

Acteurs participant à la mise en œuvre à Saint-Denis
• CPPI (Collectif Paix Palestine Israël)
• AJPF (Association de jumelages entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises)
• Association Yallah
• Université Paris 8

Remarques
La situation de la bande de Gaza rend extrêmement difficile la mise en œuvre de projets de coopération et les missions sur le terrain sont reportés sine die depuis plusieurs années.
L’organisation des associations de Saint-Denis en collectif pour la solidarité et la Paix (le Collectif Paix Palestine Israël) a permis une meilleure organisation du mouvement associatif.

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